Hanzwer L'ombre Furtive

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Message  Hanzwer le Mar 6 Mar - 7:43

Pas de bon poil, le Messager arpentait le nouveau labyrinthe qu'était devenu les feux ces soixante douze heures écoulées, à travers des bois ombrageux, sombres. L'odeur de la fumée le guida un temps soit peu. Il râlait de façon intempestive, soit par des grognements sourds soit par des mots propres à lui-même. Pas longtemps qu'il trainait dans ce lieu. Du mal à s'y faire une raison. Faut dire que le peu de rencontres qu'il avait pu faire, ne lui avait pas donné une haute opinion de cette communauté:

J'ten foutrai moi d'un moine, d'un cureton, d'un lépreux....d'un Messager de la mort!

Pouvait pas dire qu'ils ou qu'elles avaient un sens aigüe dans l'art de faire connaissance avant d'ouvrir la bouche, et de sortir pareilles sornettes. Cela devait être dans l'air du temps. Leur répondre que l'habit ne fait pas le moine. Que nenni. Perte de temps. Y pouvait-il quelque chose si son premier message avait été deux lettres de dernières volontés. Et non...Bref!

Les prémices du printemps se font sentir, les messages affluent entre demandes de mariages, de baptêmes et toutes sortes de rendez-vous secrets. Hanzwer s'avance, retire un peu le pan de sa capuche, oreille dégagée. Regard ténébreux. Scrute autour de lui, d'une voix haute, attire l'attention:


Ahemmm...Ahemmmm...Une âme qui vive ? Faut-il montrer patte blanche pour trouver le chemin des feux ?

S'asseoit. Retire ses bottes bien rangées à côté de lui. Bras sur ses genoux. Mains dans le vide. Frotte son oreille contre le tissu épais du pan de sa capuche. Marre de tourner en rond dans ses bois, on finira bien par lui tomber dessus et le guider. Il attrapa une lettre chiffonnée de sur lui. La garda bien en main. Dés son accés aux feux, il retrouverait l"hystérique mal lunée et caractérielle pour lui rendre ce qui lui revenait de droit.

.



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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  evil erin le Mar 6 Mar - 9:32

Je m'approchais de l'homme, deja croisé de ci de la, mais pas bavard, le moins qu'on puisse dire. Je m'adossais a un tronc, un sourire en coin, et lui indiquais du menton une direction.

Z'avez qu'a suivre le chemin, si vous vous servez de vos yeux en plus de votre oreille, vous devriez trouver ....
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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Mar 6 Mar - 14:38

Avait-il somnolé de sa trop longue journée de marche, s'était-il assoupit ? Ou bien, l'apparition à la chevelure blonde, dotée d'une épée impressionnante avait-elle une capacité hors du commun, à se mouvoir en ces bois dense, et se montrer à sa guise, selon sa volonté, tel un spectre. Mystére. C'est ce qu'il découvrit, nez relevé vers le haut. Regard ténébreux insistant. Tira un peu plus sur sa capuche pour en dégager son oreille. Visage de profil vers le son de la voix, mouvement d'un menton vers un début de chemin tout discret, il opina du chef à son encontre ou par manie sans savoir avec précision. Il renfila ses bottes, se leva, replaça le pan de sa capuche bien sur son visage où juste sa pénombre laisse deviner les traits ombrageux d'un menton volontaire.De celui-ci, il imita l'apparition blonde et indiqua le chemin en question, opina encore du bonnet avant de l'emprunter d'un pas non chalant. Rien ne sert de montrer son empressement, cela ne ferait qu'attirer l'attention. Et vu comment la blonde se tient en fraction contre son tronc d'arbre, elle ressemble plus à un gardien des bois qu'à une simple voyageuse, sur les routes, en quête de tailler une bavette pour des récits épiques, sur les patrimoines culturels des régions.


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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Mar 6 Mar - 23:20

Aprés une longue marche, la nuit ne l'aide pas à suivre le chemin tortueux. Les branches se mettent sur son passage. Obstrue sa possibilité de ne pas perdre de temps. Ces maudits feux. Où sont-ils donc ? Les heures défilent, et enfin, la lueur au loin ne trompe pas. Trois feux distincts. Montre patte blanche,il y a accés. Fait comme chez lui, va et vient entre les feux, ignore la débilité dont chacun et chacune font état sur sa personne. Le lépreux, tant mieux, ils ne le colleront pas, et lui foutront la paix. Une petite chose cependant a réglé avant de...

Hanzwer dans cette ambiance pourrit, malsaine et vindicative, retourne à son expéditrice, le geste symbolique du message en pleine figure. Serait peut-être bon de savoir le pourquoi du comment ? De sa haine vis à vis de lui ? De cette façon d'être hautaine, condescendante sauf que le langage ne suit pas vraiment. La conclusion en est qu'elle le trouve sans intérét. Une raison comme celle-ci, Hanzwer vous la pond tous les jours, histoire, de faire comprendre que vu les apparences, je m'en suffis, et je ne veux rien en connaitre de plus. L'élégance, le raffinement...Il y en manque un poil, voir une toison entiére.

Il a beau être peu enclin à la communication, ses mots sont choisis, posés et explicites. Les charretiers et le vendeuses de poissons sur les marchés, ça vous crispe trés vite. La vérité éclate. A l'impression d'avoir été prit pour un imbécile.

Sur ce, Hanzwer quitte son rôle de Messager pour reprendre le cours de sa vie qu'il a mit en parenthèse depuis des mois. Et ça, c'est une autre histoire, une page de sa vie qui se tourne et une autre qui s'écrit.



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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Mer 7 Mar - 15:26

La nuit aux feux fut bénéfique. Hanzwer y resta belle lurette. Il fit le point, assit, les bras sur ses genoux, mains dans le vide, et sa capuche entièrement enlevée de sa tête. Son visage libéré sous les flammes. Ses yeux se fermérent de suite, ses paupiéres se crispérent. Tout son visage fit une horrible grimace. Il se tourna de dos pour ne pas souffrir de la lueur du feu sur ses yeux. Faire le point.

Les mois à arpenter les Royaumes pour délivrer les messages ne furent pas de tout repos. C'était soit ça, soit une longue coupure du monde, au monastère. Le résultat en fut le même. Il se coupa de toute vie, sur les routes. Messages par ci, messages par là. Piécettes par là, tournées de choppes par ici, repas offerts. Il cotoyait le plus simple des peuples comme la plus haute bourgeoisie. Vous allez me dire pourquoi un messager ? D'où vient cette idée saugrenue ? Et qui voudrait l'être...

C'était pour lui, une façon la plus anonyme, simpliste de se frotter à la vie. D'aller à l'encontre de ce qui peut exister aussi bien dans les bas fonds que dans les hautes sphères. Dans un comme dans l'autre de ses mondes, sans oublier, ce qu'il existe entre, pas aiser d'y faire sa place, d'y être accepté. Même si il s'en fou de ce que peuvent vouloir autrui de lui. D'y voir ce qu'ils veulent. D'en penser le plus grand mal ou le plus grand bien. Expérience égoïste en tout point.

Petit à petit, il se confectionna une nouvelle image. Pas à l'allure d'un pigeon, redoutable concurrent pour son activité. Une personnalité ombrageuse, froide, muette, bien trempée. Et quoi de plus confiant qu'un homme secret, sans visage ni traits connus, à peine un nom. A peine une activité des plus trouble. Messager...Messager de quoi...Pour qui...

Si la confiance pouvait se donner à un homme de ce gabarit. Il pouvait attiser toutes sortes de peurs, d'appréhensions, de rejets. Face à ce type de réactions, Hanzwer avait une parade bien rôdée. Ignorer, son mutisme, sa façon de quitter des lieux sans autre forme de politesse, des gestes et comportements qui en exprimaient davantage que de prendre la parole.

Il a bien vécu. Bien au-delà de ses espérances. Jamais le ventre creux. Jamais le bourse vide. Jamais le gosier sec.Jamais la moindre anicroche violente. Un travail autonome, solitaire, ouvre l'esprit sur les rencontres, et créé des liens forts à un point que l'on ne soupçonne pas. Au final, ce qu'on pouvait trouver d'inutile dans ce rôle de Messager, finit par avoir sa place. Et même privilégiée.

La remise en main propre d'un message est symbole d'importance, de capital, de personnaliser, de secret. Cette marque affectionne, sécurise tout autant qu'elle panique, terrifie. Les nouvelles sont à double tranchant. Le risque. Ce risque infime qu'il hait le plus. Autant partager une bonne nouvelle est une joie, une récompense pour lui. Autant la tragédie, le drame d'une mauvaise, est une épreuve cruelle. Se détacher de la souffrance, de la douleur qu'il apporte, et à laquelle, on rattache à lui, son rôle et parfois mélange en son être de simple homme. Oui, il apaise, rend heureux. Mais il déchaine la colère, la rage, la haine au point d'en être tenu responsable. Jamais, il ne se défendra de telles réactions, attaques ou agressions. Juste une explication et il continuera son chemin, son travail. Il ne pouvait se formaliser, ni laisser la moindre parcelle de son être, se dévoiler.

C'est ce qui fait de lui sa renommée: une ombre furtive. Et à une ombre, on ne peut rien dire, ni rien faire.

Cette nuit, l'ombre furtive dévoile son visage et son corps, les libére de cette part d'ombre. Il jette sa tenue dans le lac, se purifie par un bain froid, enfile des habits de tout un chacun. Ordinaire, il redevient. Pas tant que ça. Le reflet de son visage dans l'eau laisse entrevoir un homme différent. Perdu l'insouciance. Ses traits se sont durcis, son regard transparent a décuplé son éclat vif par cette froideur ténébreuse qu'il n'arrive plus à se défaire à force d'avoir travaillé à l'avoir. Son corps s'est affiné, les muscles secs.

La lueur du soleil levant vient agresser ses yeux. Trop longtemps habitués à la pénombre de la capuche, ils ne supportent plus la lumière crue, naturelle. Mis à part celle des feux, la nuit. A l'origine, il protégeait ses yeux trop fragiles, mais là...Il ne peut les garder ouverts.

Cela viendra en temps utile. Pour l'heure, rien ne presse. Il pousse un long râle. Ennuyeux. Se rétablir vite pour reprendre sa vie en main. Surement que l'idée de vivre dans les bois, dans leur pénombre, de se faire un petit coin pour y dormir serait préférable. Le temps de préparer son retour dans les Royaumes pour reprendre enfin sa place, après ces quelques mois, à se remettre en question.


(je vous fais parvenir un nouveau formulaire, rien n'y changera sauf le lien pour la nouvelle photo qui sera définitive, donc celui-ci à prendre en compte)







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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  evil erin le Mer 7 Mar - 15:40

(en fait inutile de se réinscrire , donnez le lien de l'image hébergée a une des modos et elle fera le changement ! Very Happy)
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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Sam 10 Mar - 17:27

{L'ennui vous guette, faites un petit tour par ici...Rp ouvert }

Promenons nous dans les bois, tant que le Loup n’y est pas…


L’exil dans les bois, une chose. Penser s’épargner cette misère. Pouvoir prendre les feux comme un chez lui. Les circonstances ne sont pas favorables. Plusieurs nuits à essayer. En vain. La nuit réservée aux noctambules. Logique. Aux noctambules hétéroclites. C’est ce qu’on voudrait faire croire. En résumé. Autant se replier dans les bois, d’y élire domicile, plutôt que d’entendre les cris de chouettes en chaleur et les hiboux en rut. Même ces pauvres bestioles font cela avec dignité. Pas de nom, pas de visage. S’en tamponne l’œuf. Il est admiratif de ces êtres, dans leurs chuchotements. Ca chuchote. Ca chuchote. Leurs gestes en sont chuchotés. Drôle de façon de s’accoupler. Des préliminaires. Dans ce cas, mea culpa.

Du peu qu’il en a vu, deux mondes se confrontent entre domination et soumission. Celui des groupuscules qui livrent combats contre les pouvoirs en place, et toutes les institutions représentatives du schéma de la bourgeoisie classique contre la Bourgeoisie en question qui n’en a cure d’eux, et s’encanaillent avec pour se donner des frissons ou renier ce qu’ils sont.
Tandis que l’un met déjà la main sur un pactole, culbute pour le plaisir d’arriver à ses fins, se servir de tout ce qu’il peut pour dépouiller, l’autre…Prend du plaisir, se trouve une nouvelle cause à défendre, et croit dur comme fer, avoir une reconnaissance. Un épi de maïs à la place du cerveau, va informer, espionner, trahir, participer à tout ce qu’on proposera.

Faut pas rêver. Le conte de fée prendra fin, et les peu de culbutes qui serviront juste à étourdir, s’envoleront pour laisser place au mépris. Bah oui…N’allez pas imaginer que vous serez le ou la seule avec qui ce petit jeu aura lieu. C’est un mode de fonctionnement. Selon ses principes et ses valeurs, restent à savoir si on s’en fou, on a bien prit son pied et encore si cela en vaut le coup, mais on ne peut le savoir sans avoir essayer. Ou bien si cela n’a pas plu d’être manipulé. Dans les deux cas, satisfait ou pas, on ne sera pas remboursé.


La guerre des langues fait rage. Non…Pas celles chaudes et humides qu’on entrelace dans la moiteur de nos bouches. Même si cela coule de source que c’est une des préoccupations principales, Hanzwer n’a pas l’esprit mal tourné vingt quatre heures sur vingt quatre. Cette guerre comme tant d’autres menées à ces feux, est celle de remettre à sa place tout langage non conforme à son rang social. D’un côté la langue françoise distinguée, de l’autre, une langue familière, presque un dialecte. Si l’un vous dit : « Puissiez-vous libérer votre place que ma Chère et Tendre me rejoigne », l’autre traduira par « Dégage Coincé du cul, avec ton balai dans le fion que la première qui passe puisse me monter tel un étalon sauvage ».

Hanzwer a du flair. Fin limier. Il sait déjà même avant qu’eux-mêmes le sache qu’une toile se tisse. Et il observe le manége de chaque. D’ordre relationnel, conflictuel, émotionnel, professionnel, sexuelle. Il pressent. Voit les événements se profiler sous ses yeux. En sourit amusé tellement c’est flagrant. Lui tarde par la suite d’avoir l’écho des retombées. Alors merci, un grand merci pour toutes ces scènes jouées. Un grand moment de….Solitude. S’en ai si prévisible.


L’hiver a trop humidifié la terre. Le bois. Les branchages. Les feux, sources pour simplifier sa vie. Rencontre la Guetteuse. Fidèle à son poste. L’épée présente en son dos. Doit dormir avec. Une gamine rouquine qui le considère tel un moine. Un inconnu, fort en suggestion d’esprit, peut en plein air vous faire croire qu’il ouvre une porte. Un court instant d’amusement. La lueur des flammes rappelle la fragilité de ses yeux. De l’urgence de prendre ce qu’il a besoin. La Guetteuse aux mots incisifs, corrosifs en jouera à bon escient. Désavantage d’une barbe. Ne pas savoir faire de feu. De s’en foutre de le savoir vivre dans les bois. Se civilise trop à son goût le Hanzwer. Un tord auquel, il rectifiera le tir. Ne doit pas se laisser attendrir par une communauté aux allures de petit coin pépère. Un bouge de serpents à sonnettes. Remuent de la queue pour prévenir, attention, mon territoire ici. Tout appartient à tout le monde. Le troc d’hommes et de femmes, la monnaie courante.

Bah que cela ne tienne. Que leurs chemins se croisent et ne s’échangent des banalités.. Hanzwer a un sens aiguisé du non conformisme. Pas lui qui poireaute les journées et les nuits, après des amants et des maîtresses de pacotille, qui épie des amoureux et amoureuses qui forniquent plus encore que les catin des rues de Paris, et qui console des Saintes « j’y touche pas mais qui doive bien y toucher » et des pré pubères en frustration totale, dans le dénie et le renie total d’une vie sexuelle « qui se dise en émoi, éperdu d’amour et vadrouille dans tous les sens ». C’est la vie. Pas se faire de château en Espagne. Un château…En rêve.


Les bois, un Refuge

Se charge les bras de bois, d’une torche, de branchages. Direction les bois pour son début d’aménagement. Rien de bien confortable. Quatre grands troncs d’arbre abattus à la hache au courant de la journée précédente. De longueur semblable. Quatre trous creusés, remplit d’eau pour rendre la terre molle. Y implanter dans chacun un tronc, bien enfoncé, puis reverser de la terre bien autour, aplanir à coups de pelles. Rajouter le bois taillé à la même mesure, attachés solidement les uns et autres, en faire des pans de murs qui relient chaque tronc. Uniquement trois pour laisser une entrée. En hauteur, il recouvre de tissu épais, bien tendu, entaillé par la lame de son couteau pour les faire tenir aux troncs. Des branchages en quantité pour conclure le toit. Le feu, élément primordial. Se fait une pause. Repense à aujourd’hui. A été faire griller son repas au feu, avec un simple épis. La Guetteuse semblait rechercher un peu de calme. Son soupir était venu jusqu’à ses oreilles et son souffle à son visage. Une autre jeune femme avait attiré l’attention de son regard par un éclat soudain qu’elle tenait au creux de sa main. Il avait pensé à une pierre précieuse, n’avait pu définir la couleur. Resta donc sur sa déduction soit un diamant, un rubis, un saphir ou une émeraude

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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Dim 15 Avr - 0:44

Les hommes, les femmes et les humeurs...Un noeud de complication et d'incompréhension


De retour aux feux. Belle lurette qu'il n'y a pas collé sa truffe. Le feu qu'il devait tant allumer pour réchauffer ses nuits ne prit jamais vie. Et pour cause. Il s'est entiché d'un nouveau rôle. Cela lui plaît. Il a tout ce qu'il faut. Un travail, un lieu agréable où vivre. Une nouvelle vie. Il reprend goût aux rapports humains. Le regrette juste pour ce revers-là de médaille. Peu enclin à échanger. Sort quelques bribes, mots le cas échéant. Devrait peut-être reprendre cette attitude. Cela lui colle mieux à la peau le mutisme, sa froideur. La lumière obstrue un peu moins l'iris de ses yeux fragiles. Son corps a reprit un semblant d'humanité. S'habille avec classe de beaux habits bien taillés à sa grande taille, sa carrure avantageuse. C'est pas mal, faut le reconnaitre. L'époque veut aussi que beaucoup de colosses soient plus grands que lui. Dans la moyenne il est. Il redécouvre les feux. Il n'a plus du tout cette attitude de Messager, d'ombre furtive, qui apparait, disparait. Sans ne rien laisser de lui. Il a son visage à découvert. Une identité sur lui. Une présence. Et les conséquences de ce changement ne sont pas toujours favorables. S'en moque. Et depuis bien des années, il arrive à laisser étirer sur ses lèvres, un fin sourire mi-moqueur, mi-rusé, mi-amusé.Qu'il est bon de revenir en ces lieux. Qu'il est chaleureux sans avoir encore rien dit, ni ouvert la bouche, que par une simple expression de visage, on vous fasse comprendre qu'on vous ignore. Par qui, pourquoi, comment, dans quel but, à cause de quoi ? Suspence, à vous de vous dépatouiller avec la boudeuse blonde, en faction au feu.

Discret, pas un mot plus haut que l'autre. Avec sa voix grave posée, ce serait difficile de crier, hurler. Tempérament calme, réservé. Pas insolent, pas irrespectueux. Pas violent. Pas d'antécédent particulier, en tout cas, en cet endroit. Et on l'accueille depuis sa longue absence comme un dangereux individu, indigne de confiance, l'oeil vif et pétillant de méfiance. Il a déjà eu un soucis avec uns hystérique qui l'avait prit pour un autre. Chose qui arrive, sauf qu'en ces feux, cela prend vite des proportions délirantes. Son image, sa réputation, Hanzwer s'en cogne. Il est curieux. Il aime bien savoir le pourquoi du comment. Petit point d'interrogation au bout de deux syllabes pour questionner, on va la nommer, euh....Grand trou noir pour le coup: la blonde, l'intolérante, ahhhh...La boudeuse!

La boudeuse du feu, on peut la reconnaitre d'un regard. Bras croisés. Grande épée. Un oeil prévoyant, l'autre méfiant. Mâchoires fermées. Un roc de granit. Dés que ses lèvres s'entrouvrent, des mots qui vous défrisent en une seconde la tonture d'un mouton. Et un mouton lisse, ça laisse des traces dans le collectif d'une mémoire. Sauf aujourd'hui, l'effet contraire. Cela lui en a fait friser sa barbe si lisse de coutume. Cela fait bizarre.Très vite, un échange harmonieux s'instaure entre la boudeuse et lui. On a vite senti la sympathie qui se dégage de ses deux antagonistes, si bien, qu'autour d'eux, un silence prend le pas sur les témoins présents de la scéne. Tentative de dénouer le mystére tragico-dramatico-comique d'une telle situation. Tout ce foin pour son nouveau poste, fonction qu'il a. D'une, cela prouve qu'il n'est pas aussi inconnu aux feux. Deux, que les nouvelles vont vite, au son de la vitesse des pigeons. Ne soyons pas dupes, sinon la boudeuse va continuer à penser de lui qu'il est un sombre crétin. Rien ne vaut de jouer l'ignare que de l'être, et cela demande plus de boulot de faire croire qu'on l'est que de l'être vraiment. L'époque a bien changé, ceci dit. Si être un simple garde à une grille devant un domaine fait de vous l'ennemi public des feux, faut déménager de suite, quitter les terres françoises, faire croire qu'on est mort, changer d'identité et tout le toutim.

Qu'elle est gonflée cette boudeuse. Il ne fait que ce qu'elle-même fait comme rôle aux feux. Un garde. Mais qu'est-ce que cela peut lui foutre qu'il passe ses journées et nuits à une grille, à accueillir, à accompagner, à escorter, à protéger. Hein. Peut-on me dire ? Pis, elle a le don de l'agacer ou de l'amuser, surtout quand elle se marre. Il a cherché longtemps l'intérêt de certaines mimiques, expressions. Quand il les voit, les entend se marrer, son sourcil se léve, les observe d'un regard blasé. Parait que cela fait super méchant de se marrer. Veut pas la blesser la boudeuse, mais franchement, elle y perd en charme avec un rire aussi crétin. Le probléme, c'est que une bonne majorité aux feux se marre. Pour s'amuser, parce que c'est hilarant au point de se tenir le bidon, de se rouler sur l'herbe ? Non du tout...Que eux qui se marre seuls ou seules de leurs petites idioties à deux écus. Et regardez bien: ceux et celles qui se marre de les voir se marrer, sont que des imbéciles qui n'ont que seul moyen pour exprimer leur effusion de débilité, celui de se marrer. Le tour est vite fait. Petite communauté de pince sans rire qui ne connaisse pas de nuance dans la maniére de rire. Etre inculte, ignare, c'est dur.

Bref. Au final. Encore plus conne la raison de tout ce raffût. Divergence d'opinion fortement caractérisée vis à vis de sa boss. "Boss, si tu lis ces lignes, ne panique pas, je continue pour toi". Faudrait qu'il soit fou pour laisser passer cette occasion en or de rester toutes les journées et nuits à ouvrir et fermer des grilles. Se rend pas compte la boudeuse que c'est un taf trés recherché et prisé. Surtout au point de vue légal. Hanzwer risque sa vie à chaque seconde, d'être découvert et sa tête pour être pendue sur la place publique. Alors chut!

*laisse à peine entrevoir un léger sourire amusé sur ses lèvres, tellement longtemps que cela ne lui était pas arrivé.

Pis, il faut bien que cela se confirme. Ne pas resté sur une appréhension. Donc il revient un peu plus tard aux feux. Voit un homme venir à lui, le saluer. Hanzwer se dit que tout n'est pas perdu en cette humanité. Se souvient trés bien de lui, l'a rencontré à son arrivée aux feux quand il était encore Messager.Il se civilise. Articule Bonsoir. Ne se carapate pas aussi vite qu'il n'est apparut sans un mot. Tente un "ça va" pour la première fois et....réponse: ", On se connait ?tu m'as déjà vu deux jours de suite, heureux ?"...Des gifles qui se perdent vraiment. Lui pardonne. Leur pardonne. Pas donner de coordonner ses gestes avec ses mots et ses pensées. Un asticot se pointe devant vous, vous salue comme si c'était naturel, et aprés vous demande si vous le connaissez ? Ca tourne à quoi, ça boit quoi, ça fume quoi, ça gobe quoi ? Peut-on me dire ? Pour le voir deux jours de suite, faudrait qu'il soit présent réguliérement aux feux, et son taf lui permet pas. De mémoire l'illustre inconnu qui a une amnésie partielle, c'est bien lui qui a demandé à Hanzwer d'intervenir contre deux individus aux feux qui voulaient le tuer. L'asticot a raison, cela ne suffit pas pour créer des liens. Cela avait été rapide comme intervention. Juste apparu que les "deux soi-disants" tueurs étaient devenus deux anges silencieux, et immobiles. L'effet Homme des Cavernes avec la barbe, redoutable même si la boudeuse lui avait dit que ce n'était pas à son avantage cette barbe. Surement devait-elle avoir l'esprit sur la beauté extérieure de l'Homme que sur son âme et son coeur. Bref encore...Je finis donc ma soirée en questionnant:

Mais vous avez bouffé quoi tous et toutes ces derniers temps ?


Bonne question! A bien y réfléchir, tout aussi inutile. Avec du recul, ses feux n'avaient jamais été un havre de paix mais plutôt une sphére destinées à décupler toutes les émotions, les humeurs et les désirs. Et croyez-en son expérience, la seule chose qui fait tourner le monde dans l'exés, c'est de ne point obtenir ce qu'on veut comme on le veut, ou ne plus être maître de sa vie, de son destin et de son corps. Et les feux étaient un appel la facilité, à obtenir tout de suite, à la portée de sa main sans se soucier, de mériter, de se battre, de livrer combat.Et quand on s'en rend compte, il est trop tard.
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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Dim 3 Juin - 21:33

Pas revenu depuis longtemps. Mais pourquoi l'avoir fait. Il se sait si bien loin de toute civilisation. Il veut faire des efforts sans perdre ce qu'il est. Tel un cercle vicieux, ne peut s'empêcher de revivre comme un refrain ce qu'il a toujours vécu. Il pensait en avoir finit avec ses démons, ses angoisses ou ses accés de perte de contrôle. Que tout était redevenu normal. Pas le cas. Pas sa faute non plus. Porter en soi le poids d'une blessure qui vous handicape et dont vous en ignorez les réelles conséquences et réactions sur son corps, mais surtout son crâne, cela se vit assez mal si on ne l'accepte pas.

Des années qu'il fait avec comme si de rien n'était. le seul instant qui lui fait y songer, c'est de passer sa main dans ses cheveux, il ne le fait jamais de peur de sentir la cicatrice qui longe son crâne sur le côté gauche. Il garde les cheveux mi-longs ou pas assez rasé et courts pour qu'on ne la voit jamais. Symbole d'un acte du passé traumatisant. Séquelles physiques, perte fonctionelle de son autonomie. Il dû réapprendre à marcher, à faire les gestes du quotidien pendant des années, à vouloir vivre, ne pas abandonner. Mais chaque fois, cette tendance à ne plus vouloir, à baisser les bras, le pousser à commettre les pires actes pour se mettre en danger.

Besoin de ça pour se sentir en vie ou jouer avec sa vie, ou bien y mettre fin. Il a beau refuser cette idée, cela y ressemble tellement. Et qu'on vienne lui avouer, appuyer sur ce point faible qui le fait chavirer du côté des Ténébres, il supporte pas. A un tel point qu'il en arrive à se demander s'il ne serait pas prêt à supprimer toute personne qui aura l'audace de lui tenir tête.

Si son comportement laisse comprendre qu'il passe son temps à froler la mort pour n'attendre que ça au final, comment lutter contre ? On appelle cela être suicidaire. Pourtant il ne se voit pas comme ça. Le mot maltraitance résonne en lui. Ces derniers jours et nuits, tout son passé refait surface d'un coup depuis qu'il a croisé ces deux femmes, et dérapé au point de ne plus se reconnaitre. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête, de gifler, et de se laisser estafilader de part et d'autre, et transpercer le flan puis à son tour d'en faire de même:une cicatrice de la hanche jusqu'au bas ventre, et de faire découvrir le haut du corps féminin sous la pointe de son poignard. Pourquoi n'avait-elle pas réagit ? ...Et tout dérape depuis là. Il redevient comme avant, lorsqu'il était en phase de se battre contre le mal qui le rongeait, cette maladie contre laquelle il ne pouvait rien faire si ce n'est attendre, prendre sur lui, avoir de la patience.Se voir progresser, régresser. En rire. En pleurer. Ne plus en voir la fin.Ne pas savoir s'il redeviendrait un homme à part entière.

Il a gagné le combat sur le corps, mais la victoire sur le crane, l'esprit, il en est si loin. cela lui demande tellement de calme, de concentration et de repos. Et quand il n'a pas ses éléments là pour le régénérer et le rassurer, c'est l'explosion, le dérapage.

Il balaie tout ça avant de s'endormir, un mauvais rêve surement. Laisse le sommeil venir pour une bonne heure avant de reprendre son poste et travailler, n'y parviendra pas pourtant. Cela fait plusieurs jours et nuits, qu'il a l'impression d'être comme un mort vivant, entre les deux, plus lui-même, sur le point de s'effondrer.

[Au matin...]

Hanzwer a une impression bizarre. Cela lui arrive si souvent de ne plus savoir si ce qu'il fait ou vit est un rêve ou bien la réalité. En clair oui, perd un peu les pédales. Fichue mémoire. Etat d'esprit à la noix dont il se passerait bien, mais bon, n'y est pour rien, doit faire avec. Soudain, il fronce les sourcils, pense se remémorer de s'être recousu la blessure et écrit un message. Se revoit. Secoue la tête pour effacer de son esprit ce rêve. Pour bien s'en assurer, souléve le pan de son manteau puis de sa chemise:

Bordel...

La blessure est bien recousue. Panique en lui. Avale avec difficulté sa salive. Regarde autour de lui, la tête lui tourne. Qu'a-t-il fait ? Il a des bouts qui se mettent en place. Le feu. Un blond. Lui fera parvenir un message à l'attention de....pour qu'il lui remette au cas où Hanzwer ne pourrait le faire lui-même et l'envoyer pendant une de ses pauses.

Il tourne en rond. Il passe trés tôt au feu. Il doit à tout prix la voir, intercepter le message qu'il a écrit. Secoue la tête. Plus doué pour faire parvenir les messages d'autrui que les siens. Depuis le Domaine, où il travaillait, il n'avait cessé de repenser à la journée et soirée d'hier. Il avait cru qu'en étalant et couchant sur un parchemin ses mots pour exprimer au mieux ce qu'il ressent, cela le libérerait. Avec du recul, et les heures passant, il s'en voulu de l'avoir fait.

Il était revenu au feu pour rattraper l'inconnu, lui annoncer de ne pas envoyer cette missive. Qu'il le ferait lui-même puisqu'il avait pu prendre une pause pour le faire. Même si cela était faux, il devait savoir si elle l'avait reçu. Un petit mot rapide pour l'inconnu dans la matinée. Et sa réponse tombe. Il lui a bien fait parvenir. Reste plus à espérer qu'Hanzwer puisse voir la jeune femme, et lui demande de ne pas en prendre connaissance.

Premier tour au feu, personne.






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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

Message  Hanzwer le Jeu 7 Juin - 8:46

Pas grand chose à dire. Elle lui manque. Un vide. Une absence. Les feux. Bof, rien de trés palpitant ou interressant si elle n'est pas là. Soupire sur soupire, il va et vient. Se serait-il fait avoir, manipulé ? S'il n' avait plus de nouvelle, il aurait sa réponse ou bien une partie.

Etrange comme d'un coup, on avait pu s'interresser à lui. Il garde intact son mystére et ses secrets, c'est le plus important. Lui le premier qui reconnait que les hommes sont facile à berner, suffit de flatter leur égo, de les caresser dans le sens du poil ou bien de juste créer l'envie, le désir, le plaisir ou bien de les provoquer pour qu'ils perdent les pédales, et les hommes font tomber leur carapace, se vantent, se livrent, même les secrets les plus intimes

A y réfléchir....Non, ce sera pas son cas pour lui.

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Disparaitre pour revivre comme d'antan...

Message  Hanzwer le Ven 27 Juil - 18:33

Depuis quelques nuits à réfléchir, il avait prit une décision. Celle de revenir comme avant. D'exister aux feux aussi rarement qu'il l'avait toujours fait, d'y apparaitre selon son bon vouloir et son envie. Quand aux royaumes, la fin s'annonce. Sa motivation d'y avoir prit vie et poussé à se livrer à une éventuelle découverte d'une jeune femme s'essoufla. Elle devait le rejoindre. Il l'avait attendu puis les semaines sont passées, tout s'est égréné au fil de temps. Il l'espérait comme un enfant. Puis ses pas l'ont fait revenir aux feux, comme ça. Il a apprit que la jeune femme en question rejoignait sa famille et non point qu'elle venait à lui. Il l'a su bien avant qu'elle ne songe à lui écrire bien plus tard pour l'en avertir. Déçu ? Des regrets ? Non du tout. Comme quand elle lui avait dit: n'allez vous pas avoir de regret d'exister dans les royaumes ?

Il n'en a aucun. Il fait. Ou il ne fait pas. Mais il garde en tête, que l'important est d'avoir au moins essayé, qu'importe l'issue et ce qui se passe. Il présume que devant le silence sans nouvelle respective, que la liberté reprend son droit.Il n'a aucune idée de ce qu'il ferait à venir. Il sera discret, comme une ombre. C'est ce qui le caractérise et lui colle à la peau. Pourquoi vouloir contredire la nature ? Il est bien comme ça. Il reconnait que ce petit vent de folie que la jeune femme lui avait apporté dans sa vie en si peu de temps lui avait fait découvrir un autre homme qu'il peut être.

Son choix est fait. Il ne reviendra aux feux que lorsque son dernier souffle dans les royaumes sera donné. Il espère que cela ne dure pas une éternité.
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Re: Hanzwer L'ombre Furtive

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